Franciris 2017

 

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( Roland Dejoux)

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Société Française des Iris et plantes Bulbeuses
 

 

Concours Franciris : genèse

 

 
 

 

FRANCIRIS® est le nom, maintenant déposé, donné au concours d’iris organisé en France depuis l’année 2000, avec des interruptions dues à toutes sortes d’aléas.

L’idée d’un concours d’iris français, à la manière de celui qui se déroule depuis 1957 à Florence, avait été évoquée plusieurs fois avant que le Président de la SFIB de l’époque, Charles Guy Bouquet, ne demande en 1996 à tous les membres du Conseil d’Administration de réfléchir à ce qui pourrait aider à relancer son association en perte de vitesse. Lors de l’Assemblée Générale du 24 mai 1997, qui s’est déroulée au Parc de la Source à Orléans, Sylvain Ruaud a proposé de créer une compétition d’iris pour marquer, en 2000, le changement de siècle. Il était question à l’époque de se limiter à un concours d’iris français, accompagné d’une exposition de tous (ou du plus grand nombre possible) les iris obtenus par des hybrideurs français au cours du XXeme siècle. Cette proposition a été bien accueillie et la poursuite de projet a été votée. Quand il s’est agi de donner un nom à la nouvelle manifestation, Sylvain Ruaud a proposé de l’appeler « France-Iris ». Ce nom a été adopté.

De fil en aiguille l’idée de base a évolué d’une part en ce qui concernait l’exposition, d’autre part à propos du concours. Le projet d’exposition est devenu celui d’un conservatoire national de l’iris, notamment avec la nécessité de sauver la collection d’iris botaniques et horticoles de Marc Simonnet dont l’arboretum de Chêvreloup voulait se défaire. Le concept de concours purement français s’est par ailleurs révélé trop étroit compte tenu du peu de variétés françaises produites chaque année, mais il a été néanmoins conservé jusqu’en 2002. Le conservatoire national a donc été créé et installé dans les Jardins de Brocéliande, à Noyal sous Bruz, près de Rennes, avec les éléments de la collection Simonnet et le maximum de variétés françaises découvertes dans les divers jardins botaniques et collections privées. A côté, dans le même jardin, a été mise en place une compétition calquée sur le modèle de celle de Florence. Gérard Brière et Virginie Fur, se sont énormément dépensés pour que tout soit prêt pour le printemps 2000. Et tout a été prêt !

Le jardin d’iris anciens a vu la floraison d’une quantité de variétés qui n’avaient encore jamais été rassemblées dans un même lieu. Le concours s’est déroulé aussi bien que possible, malgré une floraison un peu retardée d’une part par des circonstances météorologiques difficiles, d’autre part par les conditions climatiques et pédologiques propres aux Jardins de Brocéliande. Il avait, depuis la naissance du projet, vu son nom évoluer en même temps que sa nature même, pour devenir FRANCIRIS. Le jury était présidé par le juge italien Paolo Gambassini, et les trois premiers iris couronnés ont été :

  1. ‘Samsara’ (Ransom, 1996) ;
  2. ‘Mer du Sud’ (Cayeux, 1997) ;
  3. ‘Damoiselle’ (Ransom 1997).

L’affaire était réussie et la compétition relancée pour une nouvelle aventure.

Pour toutes sortes de raison qu’il serait fastidieux d’énumérer ici, la deuxième mouture de FRANCIRIS n’a pu avoir lieu en 2002 comme espéré. En revanche, toujours aux Jardins de Brocéliande, un concours baptisé « IRIADE » a eu lieu. Il concernait encore exclusivement des variétés françaises, et le jury était présidé par Sidney Linegar, un Anglais bon connaisseur des iris… Le palmarès a été le suivant :

  1. ‘Mer du Sud’ (Cayeux, 1997) ;
  2. ‘Belle de Nuit’ (Cayeux, 1999) ;
  3. ‘ Iriade’ (Laporte 2003).

A ce moment il était question que FRANCIRIS et IRIADE continuent leur chemin côte à côte (ou face à face) mais les choses se sont arrangées et IRIADE a cédé la place à un FRANCIRIS renforcé et devenant une compétition ouverte aux iris du monde entier. Pour le préserver de tout piratage, le nom FRANCIRIS a été déposé et a du s’écrire à partir de ce moment avec un ®. Le lieu du concours a été déplacé vers Jouy en Josas en banlieue parisienne, tout près de Versailles, dans le parc commun aux Ecoles HEC et TECOMAH, un emplacement superbe et bien placé pour les visiteurs étrangers. C’est l’Ecole d’horticulture TECOMAH qui était chargée des soins aux iris en concours. Tout était bien parti pour un grand concours réussi.

Il a eu lieu en mai 2005. Dans une excitation et un enthousiasme de bon aloi. Les plantes étaient magnifiques, les visiteurs furent nombreux, la fête fut impeccable.
Les juges, présidés par le sévère E. Roy Epperson, président en exercice de l’AIS, ont plébiscité des variétés américaines :

  1. ‘Bye Bye Blues’ (G. Sutton, 1996) ;
  2. ‘Chariots of Fire’ (Aitken, 2000) ;
  3. ‘Got Milk’ (Aitken, 2002).

Le meilleur iris français a été ‘Gwennaden’ (Madoré, 2001).

Tout était en place pour un nouveau concours en 2007, même si le nouvel emplacement choisi pour exposer la collection s’est révélé moins propice à la croissance des plantes. Un printemps frileux et mouillé a failli faire capoter la compétition. Et s’il n’y avait pas de fleurs lors de l’arrivée des juges ? Finalement les fleurs se sont ouvertes à temps et le jury, sous la houlette aimable mais ferme de la Néo-zélandaise Stephanie Boot, a eu sous les yeux un choix de plantes où les variétés européennes se sont montrées très performantes :

  1. ‘Soloviniya Noc’ (Miroshnichenko, NR) :
  2. ‘Mamie Framboise’ (Fur/Laporte, 2004) :
  3. ‘Italian Ice’ (Cadd, 2000).

Mais les bonnes résolutions et l’élan des bonnes volontés ne suffisent pas toujours à faire aboutir les meilleurs projets. Point de concours en 2009 pour plusieurs raisons majeures, en partie liées à la difficulté de réunir les fonds nécessaires à une compétition internationale. C’est qu’il faut financer les frais de publicité, les dépenses matérielles diverses et, surtout, l’hébergement des cinq membres du jury pendant une semaine ! On a même cru un moment que le concours allait purement et simplement s’arrêter après quatre numéros. Mais il a été possible de lancer une compétition pour le printemps 2011. Pendant ces années de doute, les relations entre la SFIB et l’hébergeur TECOMAH se sont tendues, la SFIB et sa Présidente Anne-Marie Chesnais s’inquiétant du manque d’engagement de son prestataire, et celui-ci se désintéressant visiblement de l’opération. Les iris n’ont pas reçu les meilleurs soins et quand le jury s’est présenté, non seulement il n’y avait plus beaucoup de fleurs du fait que la saison avait été avancée par un printemps précoce, mais aussi parce que les jardiniers les avaient plutôt délaissées. La présidente italienne du jury, Valeria Rosselli, s’en est émue et la cérémonie protocolaire de remise des récompenses n’a guère été chaleureuse :

  1. ‘Aleutian Islands’ (M. Sutton, 2007) ;
  2. 'Echirolles' (Laporte)  ;
  3. ‘Danube du Barry’ (Vasquez-Poupin, 2007).

De profonds changements sont intervenus dans l'équipe dirigeante de la SFIB à la suite de FRANCIRIS ® 2011. La nouvelle équipe a constaté que les iris envoyés du monde entier pour participer à FRANCIRIS ® 2013 avaient considérablement souffert du manque de soin manifesté lors de leur plantation et que de nombreuses variétés n’avaient pas survécu. Devant cette situation deux décisions sont intervenues :

    1. abandon de la compétition prévue en 2013 ;
    2. recherche d’un nouvel hébergeur pour les concours ultérieurs.

Celui-ci a été trouvé, et c’est au Parc Floral de la Ville de Paris, au bois de Vincennes que l’aventure va se poursuivre. C’est un site qui n’a pas le charme du parc de Jouy en Josas, mais qui présente d’autres avantages comme le fait de se trouver à Paris même, et d’être entre les mains de personnes motivées pour que tout se passe bien.

 

 

Société Française des Iris et plantes Bulbeuses (S.F.I.B.)

Association régie par la loi de 1901.
Siège Social : LES  POUMAROTS  32220  LAYMONT.